Axe 4

Réduire le gaspillage alimentaire

Axe 4 Réduire le gaspillage alimentaire

Enjeux et Objectifs

L’axe 4 « Réduction du gaspillage alimentaire, dons et valorisation des invendus » vise d’une part à prévenir et réduire le gaspillage sur l’ensemble de la chaine alimentaire.
Il s’inscrit dans la poursuite d’actions menées depuis plusieurs années sur le territoire, telles que les opérations de labellisation « éco exemplaire », les actions de sensibilisation et la dynamique engagée au travers de la formation « Prévenir et réduire le gaspillage alimentaire, Gastronomie et santé en Cerdagne Capcir ».

Actions Mises en Œuvre

Des pistes d’amélioration ont été identifiées pour prévenir et réduire le gaspillage alimentaire à chacune des étapes des approvisionnements aux déchets, dans une approche de besoins et projets communs. Les démarches doivent être poursuivies, étendre la mobilisation de nouveaux acteurs et amplifier les actions, mais aussi accompagner les structures dans leurs démarches de progrès afin de les pérenniser.
L’autre pan d’actions vise à optimiser la gestion des invendus, faciliter le don de qualité aux associations et le développement d’activités de l’économie sociale et solidaire permettant de valoriser ces produits. Plusieurs actions ont posé les bases de ce travail, il s’agit désormais de valoriser ce qui se fait déjà, de mesurer le gaspillage, de réaliser des campagnes de pesées des déchets et de quantifier les invendus, mais aussi d’analyser les contraintes règlementaires liées aux dons, de rechercher des solutions locales simples et opérationnelles pour limiter les invendus, d’optimiser le tri, la collecte et les filières de valorisation.

Sensibilisation sur le gaspillage alimentaire

Afin de mobiliser le plus grand nombre sur cet enjeu et développer les comportements limitant le gaspillage alimentaire, il est nécessaire de poursuivre et d’amplifier les actions de sensibilisation. Celles-ci s’appuient sur les outils et animations déjà développés (doggy bag, repas anti-gaspi, gaspimètre, stands, ateliers, évènements…).

Elles visent tant la population locale que les personnes de passage sur le territoire et les professionnels. Elles seront donc mise en place dans les établissements scolaires, sociaux, médico-sociaux, sanitaires et les collectivités, mais aussi dans les structures d’accueil touristique.

Les professionnels sont aussi des vecteurs importants dans les démarches de sensibilisation, des actions sont à mener pour les mettre en capacité à être acteurs à part entière, à développer des projets et créer des animations. Ce peut aussi recréer du lien entre les professionnels et les personnes accueillies dans les structures, les inscrire dans des démarches citoyennes.

Sensibilisation des acteurs et développement des démarches progrès

Il s’agit de proposer un accompagnement des structures dans la mise en place ou la poursuite d’une démarche de progrès, en fonction des types de structures, des démarches engagées et des objectifs, s’appuyant sur les outils existants (3 outils identifiés : label entreprise ou collectivité éco-exemplaire, charte qualité alimentation durable et mon resto responsable, ainsi que des outils de diagnostic, à l’image de ceux utilisés par les CCI).
Un accompagnement des structures dans une démarche de progrès propose de l’Ingénierie (audit, identification des attentes et besoins), un Plan d’action individualisé (élaboration, suivi et bilan) et l’identification des actions collectives possibles. Il s’appuie sur des chartes qualité qui permettent une prise de conscience des enjeux du développement durable et l’engagement dans de nouvelles pratiques, avec la définition d’objectifs. Cette action prévoit le déploiement de la méthode « Mon Restau Responsable » pour permettre aux structures collectives qui le souhaitent d’adhérer à une dynamique nationale reconnue, de partager et mutualiser les ressources.
La mobilisation de nouvelles structures est réalisée au travers de visites, avec l’objectif de parvenir à intégrer une cinquantaine d’établissements dans les démarches. Seront concernés les restaurations collectives et traditionnelles, établissements de santé, traiteurs, grandes surfaces, cantines, d’autres entreprises ou collectivités gros producteurs de repas et de denrées alimentaires (exemples : centres vacances, cantines scolaires).

Organisation des dons aux associations

Les premières étapes ont montré l’intérêt des structures associatives de se regrouper pour travailler sur l’organisation des dons alimentaires et leur souhait que le collectif porte la démarche. Il s’agit donc de recenser toutes les données afin de définir un projet commun incluant toutes les étapes (logistique recueil des dons, transport, stockage, distribution), mais aussi de les accompagner dans la mise en oeuvre des conventions de dons avec les structures donatrices.

L’organisation des dons aux associations passe ainsi par un diagnostic précis des besoins et du fonctionnement de chacune des structures afin de préciser leur capacité de collecte, de stockage et de distribution des produits. Ce point sera réalisé dans la phase de diagnostic territorial.

Il s’agit ensuite de réaliser des campagnes de mesure des déchets et invendus permettant à la fois de quantifier et de qualifier les invendus, mais aussi d’identifier les déchets valorisables. Outre cet aspect, elles doivent aussi apprendre aux structures à savoir identifier et quantifier le gaspillage alimentaire, à évaluer ce qui peut être donné ou transformé. Ce travail peut être réalisé dans le cadre de la gestion des déchets travaillée par les collectivités territoriales avec le Sydetom66.

L’ensemble des données recueillies permettront alors de lier l’étude des invendus aux besoins des associations et de définir une organisation et une logistique capables de créer des liens de manière pertinente et pérenne. Cela permet aussi de préciser la répartition entre les produits donnés et ceux qui devront être valorisés par d’autres biais.

Le travail sur l’organisation des dons aux associations renforce la connaissance et les coopérations entre acteurs de la restauration et autres entreprises agroalimentaires, avec les structures locales solidaires. Il relie la démarche de don à celle de la réduction du gaspillage, améliore et pérennise une organisation locale. Il aboutit à un projet avec une étude de faisabilité pour laquelle nous pourrons faire appel aux réseaux d’accompagnement qualifiés, en fonction du projet.

Projet territorial pour la valorisation des invendus

L’étude pour la valorisation des invendus permet de mieux connaître la règlementation des dons des invendus et des retours d’expériences réussies, de réduire le gaspillage alimentaire et de définir des solutions de valorisation des invendus (revente, transformation).
Cela vise aussi à améliorer la qualité des dons fait aux bénéficiaires. Pour cela, il faut également élargir les possibilités de dons ou d’achat à prix réduit de fruits et légumes qui auraient été jetés. L’accès à une alimentation équilibrée et variée nécessite en effet un travail avec les agriculteurs et industriels de l’agroalimentaire pour compléter les dons. Cette perspective permet également d’envisager de valoriser les invendus en les transformant.
Cette action vise donc à identifier les possibilités de développer des outils collectifs de transformation (conserverie, légumerie…), voire de production pour compléter l’approvisionnement (jardins collectifs…), et de créer une activité économique et sociale. De même, nous ferons appel aux professionnels qualifiés dans l’accompagnement de ce type de projet pour en vérifier la faisabilité.

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